lundi, décembre 24, 2007

Je vous aime car je suis vous

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En cette fin d’année, je touche le terme d’une étonnante traversée,  difficultés et souffrances accumulées,  inutiles surplus jetés par-dessus bord par d’inoubliables nuits étoilées,  beauté infinie des rivages foulés,  sourire  et  élévation intérieures, envie d’autres traversées ...  

De cette expérience toute personnelle,  j’aimerais, quelques enseignements partager, sans expliquer, sans justifier, sans convaincre, sans débattre,  … Enoncer simplement, coucher très modestement quelques mots pixélisés dans un coin d’un petit blog  …

Notre monde ?
Est somme de desseins concourant à un grand dessein, il est abondance, ellipses et cycles,

 
Le bien et le mal ? 
Ils coexistent, se complétent et parfois se confondent,

 

La vie ?
Elle est libre arbitre et points de passage obligés,
Les signes dans une vie sont foisons, visibles et lisibles,

 

Qui sommes nous ?
Nous avons été dressés, allourdis, domestiqués, illusionnés, ... s'alléger, se redresser est une voie, ..

 

Etre et aimer ?  
L'homme est homme quant il crée, il ri, il aime ... 
Je vous aime car je suis vous ...

 

Le temps et l'éternité ?
Comprendre signifie le finir ou la commencer ..
Les filles de l’eau sont éternelles .. elles savent déja ..

vendredi, novembre 02, 2007

Claquer des thunes fais mal aux yeux

 

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Viens de claquer un max de blé dans la boutique d'une marque de fringues italiennes, sobre et flashy à la fois, originale et souvent décalée, ….

La propriétaire est une bonne copine, commercialement brillante, observer ses ficelles est fun : retient les prénoms de ses bons clients, se souvient de leur dernière visite, conseille et flatte, déshabille et rhabille, pèse et soupèse du regard, caresse et encaisse. Je sors de la avec plusieurs pièces de tissu coloriés troquées contre le passage bref  et indolore d’une petite carte en plastique dans une petite fente, me demande tout à coup si ce n’est pas moi qui gagne au change ….

J’ai enchainé, et mon sens des priorités est purement géographique, avec la visite d’une galerie d’art qui expose un artiste peintre chinois, une grande toile représentant le Vésuve vu d’un promontoire de Naples éclaire et accapare mon regard.

J’essaye de m’expliquer cette attirance, il est vrai que pour moi une certaine idée du bonheur est une terrasse avec vue sur la baie de Naples,  mais c’est bien plus le coté figuratif qui me plait, les tons argent et ocre …. Et quelque chose de mystérieux dans la toile, sans arriver à la saisir, cette chose me fixe là …

Le galeriste futé et simiesque comme une vieille guenon qui a survécu à toutes les guerres ,à la colonisation, à la décolonisation, aux déforestations,  à l’homme noir, à l’homme blanc, aux câlins de King Kong et aux sollicitations de Tarzan quand Jane n’avait pas envie , décide de m’asséner le coup de grâce, il s’engouffre avec un sourire mystérieux,  dans  l’escalier menant à  son sous-sol, je l’entends marteler les marches du talon, me signifiant la progression de son périple, puis j’entends un cliquetis métallique et la miracle ..

La galerie est plongée dans le noir et la toile est vivante, éclairée de l’intérieur, elle capture le moindre rayon de lumière venu de l’extérieur pour irradier, elle irradie une chaleur pure, les couleurs ocre et argent semblent danser, semblent se compléter, le Vésuve semble brûler et je me souviens tout à coup de mes propres œuvres, que j’avais réalisées en y insérant des liserés de poudre d’argent, peintures sombres et sobres qui prenaient vie lorsque la lumière figée laissait place à la lumière des bougies …  Tout ce qui nous entoure serais différent avec la lumière du jour, sans les halogènes et spots qui nous empêchent de percevoir l’avancée de la journée ..

Plongé dans mes pensées, je me réveille avec le retour de l’éclairage, je m’enquiers du prix, il est exorbitant ( ex Orbitus) … me compose le visage du gars qui est pas, mais alors pas du tout intéressé, style « si tu me fais un papier cadeau et tu me l’offre je le prends pas ce tableau, qu’est ce que tu veux que j’en fasse ? ».  En même temps intérieurement je décide de repousser ma décision et la négo, me marre à la vue de la déception de la veille guenon qui tend des perches pour une négociation, que je repousse tout en me demandant, avec conviction, si dans la vie il ne faut pas, quand cela en vaut la peine, « sortir de son orbite » ?

La chute est simple, je suis sensible au beau, de retour au bureau j’ai essayé de bosser sans éclairage, résultat j’ai super mal aux yeux …

mardi, octobre 23, 2007

Trouver la paix

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Au début du siècle un juif traverse toute la Pologne pour rencontrer un homme saint de la ville de Chelm. Un fois arrivé, il patiente plusieurs jours avant d’être reçu par le rabbi.

Face au rabbi il pose la question suivante : Rabbi, comment trouver la paix ?

 

Le Rabbi le regarde et lui dit : Retourne toi vite !

L’homme se retourne et le rabbi lui assène un énorme coup de chandelier sur l’arrière du crane et pendant qu’il s’effondre,  le rabbi le questionne doucement : ressens tu la paix maintenant ?

vendredi, octobre 19, 2007

Lapsus calami

"Espérer que la flemme reste vivace", 29c0f4a13edeb8552bb0d05a425b20c0.jpg

"Se sentir casé",

"Aimer voir la Vodka",

"T-shirt porté près du cœur",

"Prendre une casse pour aller au Luxembourg",

"Atteindre le virage",

Et bien bien d’autres encore …

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Etincelles de la forge d’Héphaïstos,

Lever le siège d’une enveloppe,

Emménager dans un corps vif et vigoureux,

Dé-chainer l’esprit,

Libérer inconditionnellement son cœur,

S’attendrir sur une pensée qui volette,

Observer son inconscient qui affleure,

Rire de toutes ses inhibitions qui tombent.

 

mercredi, octobre 10, 2007

Le temps des moissons

Venus est capable de concentrer son être dans sa main,

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Perçoit quand vous n’êtes plus la,

Regard fixe et profond,

Verbe rare et fécond,

Silence et grand mystère,

Fille des blés et de la terre craquelée,

Vestale et tremblement de terre,

Secousses annonciatrices,

Bouleversement de la terre,

Elle m’angoisse et m’ébranle,

Antipodes de celle qui émeu mon âme.

mardi, octobre 09, 2007

La porte (नई दिल्ली) de l’ange

J’ai rencontré l’ange, il y a très longtemps, un improbable soir d’été, suite à des événements tous plus improbables les un que les autres, cerveau en berne, besoin de rentrer, transports en panne, ami qui décide de continuer la soirée, soirée qui se prolonge, s’éternise, impatience qui me gagne, et puis elle, belle, grande, limpide, yeux azur (je m’entêterais pendant29f91fb436479b71895ddd8eabee417d.jpg des années à lui dire qu’elle a les yeux verts), et une féminité et une bonté sans limites, une résilience et une ténacité que plus jamais je ne revus, parfaite compatibilité de nos peaux, soir improbable qui initia et forgea une relation probable qui dura, qui nous augmenta chacun, avant de s’envoler, désertant nos êtres , ..

Aujourd’hui, l’ange s’oublie, tout comme je m’oublie, en voyageant à l’autre bout du monde, son court message de répondeur susurre à ceux dont la sensibilité permet de lire les maux entre les mots :

« Qui êtes vous, pourquoi m’appelez vous, que me voulez vous ?»,

«J’ai peur de l’avenir »,

« Ils me manquent tous les deux »,

J’ai décidé de la rejoindre en Novembre, en Inde, d’aller avec elle à la nouvelle porte, de lui apporter un peu de ce qu’elle mérite, quel beau périple que de suivre le cours de la Yamunâ vers le Gange avec celle qui coula dans votre vie …

L’intriqué

c98d6e1a2483b65d04cff462cb817cbf.jpgL’intriqué, est un ami, né le même jour que moi, l’intriqué et moi vivons dans nos vies, les mêmes histoires et événements en écho, …

L’intriqué, sans surprise au regard de l’objet de ce blog , est fou amoureux, il a croisé l’âme sœur,  celle avec laquelle, il entrevoie un périple long et sans fin …

Sans surprise, la vie le régale des écueils qu’elle m’offre, encore moins étonnant nos deux âmes sœurs, amazones, discourent de concepts identiques, liberté et temps, alternent le chaud et le froid, apparaissent puis disparaissent, disent parfois exactement les mêmes phrases, nous font perdre la notion du temps, nous font perdre la notion des autres  

Le décalage nous est utile, il est vision anticipée,  il est source de sourire, source de délire, il est aussi parfois tristesse, face à l’implacable intrication, comme si victoire ou défaite de l’un était précognition et préscience pour l’autre.

dimanche, octobre 07, 2007

Eclipse vénusienne

361fdff654abe9a4d06034e81b8f2130.jpgSamedi soir, party tuniso-parisienne,

Amis de la diaspora, cultivés, plaisants,  perspicaces, drôles,

Premier émoi suscité par la beauté subtile d’une Lune nouvelle,

Un bref instant des nuages la ravirent,

Elle s’éclipsa avec une promesse,

Emois sans promesses avec Vénus,

Chaude lumière et halo doré,

Corps en titane et enveloppante énergie, 

Nous gravitâmes quantité de révolutions solaires,

M’attira à maintes reprises dans son atmosphère,

Y vis montagnes, crevasses et volcans,

Les images de la fille de l'eau affleurèrent,

Nombreuses, claires et figées,

Son égoïsme et son impiété,

Mes errances pour m’oublier,

Altèrent inexorablement notre odyssée.