vendredi, janvier 04, 2008
Putain de moi

Le ciel était encre bleue foncée,
Des nuages épars évoquaient les jours de pluie passés,
Dans une trouée mes chères étoiles accrochées,
Sous cette voûte sereine explosaient des milliers de moi,
Fulminant , gesticulant et s'invectivant,
Discourant des barrières et des signes,
Du coeur et de la raison,
Du sens et du temps,
Tourbillon de milliers de pensées s'accélérant,
Epouvante propagation d’une résonnance,
Puis un silence se fit,
Un obscur moi venait d’apostasier à haute voix,
Invention séditieuse et effarante,
Transgression ahurissante,
A cet instant la voute explosa,
Le ciel s'est replié,
Les étoiles ont chaviré,
Les nuages se sont pétrifiés,
Nier l’offrande d’une vie,
Qui vous ouvre en deux,
Vous allège, vous grandis,
Libère votre corps,
Et fixe votre esprit,
Extraire , Rompre, Ôter,
L'inaltérable sceau de la bien-aimée ?
lundi, décembre 24, 2007
Je vous aime car je suis vous

En cette fin d’année, je touche le terme d’une étonnante traversée, difficultés et souffrances accumulées, inutiles surplus jetés par-dessus bord par d’inoubliables nuits étoilées, beauté infinie des rivages foulés, sourire et élévation intérieures, envie d’autres traversées ...
De cette expérience toute personnelle, j’aimerais, quelques enseignements partager, sans expliquer, sans justifier, sans convaincre, sans débattre, … Enoncer simplement, coucher très modestement quelques mots pixélisés dans un coin d’un petit blog …
Notre monde ?
Est somme de desseins concourant à un grand dessein, il est abondance, ellipses et cycles,
Le bien et le mal ?
Ils coexistent, se complétent et parfois se confondent,
La vie ?
Elle est libre arbitre et points de passage obligés,
Les signes dans une vie sont foisons, visibles et lisibles,
Qui sommes nous ?
Nous avons été dressés, allourdis, domestiqués, illusionnés, ... s'alléger, se redresser est une voie, ..
Etre et aimer ?
L'homme est homme quant il crée, il ri, il aime ...
Je vous aime car je suis vous ...
Le temps et l'éternité ?
Comprendre signifie le finir ou la commencer ..
Les filles de l’eau sont éternelles .. elles savent déja ..
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lundi, novembre 12, 2007
Il n'y a pas d'amour heureux

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux
Louis Aragon
"Il n'y a pas d'amour heureux" par Keren ann & Tanger - ecoutez sur radioblog -> ici
"Aragon par Brassens" - ecoutez sur radioblog -> ici
vendredi, novembre 02, 2007
Claquer des thunes fais mal aux yeux

Viens de claquer un max de blé dans la boutique d'une marque de fringues italiennes, sobre et flashy à la fois, originale et souvent décalée, ….
La propriétaire est une bonne copine, commercialement brillante, observer ses ficelles est fun : retient les prénoms de ses bons clients, se souvient de leur dernière visite, conseille et flatte, déshabille et rhabille, pèse et soupèse du regard, caresse et encaisse. Je sors de la avec plusieurs pièces de tissu coloriés troquées contre le passage bref et indolore d’une petite carte en plastique dans une petite fente, me demande tout à coup si ce n’est pas moi qui gagne au change ….
J’ai enchainé, et mon sens des priorités est purement géographique, avec la visite d’une galerie d’art qui expose un artiste peintre chinois, une grande toile représentant le Vésuve vu d’un promontoire de Naples éclaire et accapare mon regard.
J’essaye de m’expliquer cette attirance, il est vrai que pour moi une certaine idée du bonheur est une terrasse avec vue sur la baie de Naples, mais c’est bien plus le coté figuratif qui me plait, les tons argent et ocre …. Et quelque chose de mystérieux dans la toile, sans arriver à la saisir, cette chose me fixe là …
Le galeriste futé et simiesque comme une vieille guenon qui a survécu à toutes les guerres ,à la colonisation, à la décolonisation, aux déforestations, à l’homme noir, à l’homme blanc, aux câlins de King Kong et aux sollicitations de Tarzan quand Jane n’avait pas envie , décide de m’asséner le coup de grâce, il s’engouffre avec un sourire mystérieux, dans l’escalier menant à son sous-sol, je l’entends marteler les marches du talon, me signifiant la progression de son périple, puis j’entends un cliquetis métallique et la miracle ..
La galerie est plongée dans le noir et la toile est vivante, éclairée de l’intérieur, elle capture le moindre rayon de lumière venu de l’extérieur pour irradier, elle irradie une chaleur pure, les couleurs ocre et argent semblent danser, semblent se compléter, le Vésuve semble brûler et je me souviens tout à coup de mes propres œuvres, que j’avais réalisées en y insérant des liserés de poudre d’argent, peintures sombres et sobres qui prenaient vie lorsque la lumière figée laissait place à la lumière des bougies … Tout ce qui nous entoure serais différent avec la lumière du jour, sans les halogènes et spots qui nous empêchent de percevoir l’avancée de la journée ..
Plongé dans mes pensées, je me réveille avec le retour de l’éclairage, je m’enquiers du prix, il est exorbitant ( ex Orbitus) … me compose le visage du gars qui est pas, mais alors pas du tout intéressé, style « si tu me fais un papier cadeau et tu me l’offre je le prends pas ce tableau, qu’est ce que tu veux que j’en fasse ? ». En même temps intérieurement je décide de repousser ma décision et la négo, me marre à la vue de la déception de la veille guenon qui tend des perches pour une négociation, que je repousse tout en me demandant, avec conviction, si dans la vie il ne faut pas, quand cela en vaut la peine, « sortir de son orbite » ?
La chute est simple, je suis sensible au beau, de retour au bureau j’ai essayé de bosser sans éclairage, résultat j’ai super mal aux yeux …
17:45 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, octobre 29, 2007
Filer à l'indienne

Je ne trouve plus grande logique à mes actes, à mes décisions, je suis certain que l’unique endroit au monde où j’aimerais être est Tunis, je concède volontiers à mes chers lecteurs, en particulier ceux avertis, qui connaissent bien Tunis, que c’est très tordu de désirer être à Tunis en plein mois d’Octobre.
Finalement, je me débrouille consécutivement par je ne sais quel miracle à ne pas rentrer à Tunis pour le long weekend du 1er novembre en partant à la place en province, we que j’anticipe sympatico-bofesque (non je ne pars pas au GDL …).. puis par enchainer avec un trip (sic) d'un mois en Inde !
Je me surprends agréablement par la mesure relative dont je fais preuve en me lançant, sur la base du feeling, dans ces aventures boolywoodiennes : j’aurais tout aussi pu me lancer dans une croisière reliant l’Alaska et la Patagonie avec 50 escales dans des ports de seconde zone … taltal, manta, paita, dessenla, mellafada, remontla, etc …
Allez, question qui n’en est pas vraiment une : « Est-ce que j’essaye encore une fois de m’oublier, de l’oublier ? »
Question qui en est vraiment une : «Cette fois, c’est quoi mes chances de succès ?»
17:30 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Décalé
Ma vie,
des fils,
deux vents,
mes yeux,
Etancher,ma soif ,
éternelle,
d'elle.
13:30 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, octobre 23, 2007
Trouver la paix

Au début du siècle un juif traverse toute la Pologne pour rencontrer un homme saint de la ville de Chelm. Un fois arrivé, il patiente plusieurs jours avant d’être reçu par le rabbi.
Face au rabbi il pose la question suivante : Rabbi, comment trouver la paix ?
Le Rabbi le regarde et lui dit : Retourne toi vite !
L’homme se retourne et le rabbi lui assène un énorme coup de chandelier sur l’arrière du crane et pendant qu’il s’effondre, le rabbi le questionne doucement : ressens tu la paix maintenant ?
11:50 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, octobre 19, 2007
Lapsus calami
"Espérer que la flemme reste vivace", 
"Se sentir casé",
"Aimer voir la Vodka",
"T-shirt porté près du cœur",
"Prendre une casse pour aller au Luxembourg",
"Atteindre le virage",
Et bien bien d’autres encore …
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Etincelles de la forge d’Héphaïstos,
Lever le siège d’une enveloppe,
Emménager dans un corps vif et vigoureux,
Dé-chainer l’esprit,
Libérer inconditionnellement son cœur,
S’attendrir sur une pensée qui volette,
Observer son inconscient qui affleure,
Rire de toutes ses inhibitions qui tombent.
16:55 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, octobre 18, 2007
Vingts coeurs et Vingts culs

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Et qui prépare de nouveaux voyages !
19:15 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fille de l'eau
Zikmu : White stripes
White stripes, rock alternatif made in detroit
Album Icky Thump (2007) - Conquest (N:6)
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oooh oooooohh oohhhh
And then in the strange way things happen
The roles were reversed from that day
The hunted became the huntress
The hunter became the prey
Conquest
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Site du groupe : Visitez le site !
Conquest sur radioblog : Ecoutez !
Ps : Reprise de C.Robins.
Ecoutez l'album : Get Behind Me Satan ... sur www.deezer.com
17:05 Publié dans Nourissez vos oreilles ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, white stripes
samedi, octobre 13, 2007
Homologies
Venus est partie,
Ne supportant plus de vivre aux cotés ...
Vous connaissez cette histoire,
A pété un cable toute la nuit et ce matin,
Pété un cable au téléphone,
Une fois partie, je l'ai regrettée ...
23:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : venus
vendredi, octobre 12, 2007
La fille de l’eau et les dragons

Parlé à la fille de l’eau, proximité et éloignement, réentendu ce tout petit truc dans la voix qui fais toutes les différences, lui ai sincèrement demandé pardon pour mes excès, avons parlé de dragons, Homme neuf, mais trempé jusqu’aux os par les tonnes d’eau que versa la fille de l’eau.
15:15 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fille de l'eau, poème, vie, dragon
jeudi, octobre 11, 2007
Zikmu : Herman Düne et Madrugada
Madrugada, excellent groupe de rock nordique
Majesty Live (album Majesty 2003)
…
Oh, you were majesty
Your roads were heavy
And your longing was cut from bone
….
Oh, you were majesty
Now it's like I said
That spirit, it's now dead
Oh, oh, oh, majesty
….
Site du groupe : Visitez le site !
Majesty sur radioblog : Ecoutez !
Herman Düne, anti-folk franco-suédois 
Album Not On Top - You Could be a Model Goodbye (ici)
….
but soon enough they thought about how they were just kids
how their parents would be mad if they didn’t come back
….
Site du groupe : Visitez le site !
You could be a model sur radioblog : Ecoutez !
17:15 Publié dans Nourissez vos oreilles ... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, Madrugada, Herman Düne
Paris Tunis Texas
La fille de l’eau, a provoqué un inéluctable changement dans ma vie. Je m’enlisais dans une période charnière, douce,
éthérée et pleine de positivisme, sans masque social ni barrières défensives, ayant clos le précédent chapitre de ma vie sur la phrase «Il n’eut plus rien à prouver », sentiment d’avoir tout vu tout vécu, depuis me cherchant lentement, livre fermé, cherchant à balbutier les mots d’ouverture de la section suivante.
La fille de l’eau, a doucement ôté le marque page puis violement rouvert le livre.
La fille de l’eau, a été excès de ma part, dès que je l’ai instantanément reconnue et qu’elle m’eu touché plus profondément qu’aucune autre, je sortis de moi-même pour aller à sa rencontre, pour la conquérir, multipliant les démesures, sous l’effet de la peur, peur de la perdre, peur de ne plus jamais croiser une fille de l’eau.
La fille de l’eau, a été félicité, qui a transformé mon corps et mon âme, corps et âme incandescents, poitrine embrasée, mystique d’une forte entente, temps et fatigue effacées, ivresse de sa splendeur.
La fille de l’eau, a été souffrance infinie, absence, distance, j’ai implosé, j’ai hurlé, souhaité mourir pour refréner son manque, souhaité partir, j’ai foulé le ravin de la folie.
La fille de l’eau, a été félicité et souffrance, excès et peur, elle a été source de renaissance, sortir de soi-même pour tutoyer le firmament, plonger dans les abîmes, remonter pour revenir en soi-même, finir transformé, être lavé.
La fille de l’eau, m’a fais renaitre, homme nouveau, livre ouvert, mots du chapitre suivant qui dès à présent affleurent, certitude que cet homme sera meilleur, pour lui-même, pour les autres et pour une fille de l’eau.
13:45 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fille de l'eau, poème, vie
mercredi, octobre 10, 2007
Le temps des moissons
Venus est capable de concentrer son être dans sa main,

Perçoit quand vous n’êtes plus la,
Regard fixe et profond,
Verbe rare et fécond,
Silence et grand mystère,
Fille des blés et de la terre craquelée,
Vestale et tremblement de terre,
Secousses annonciatrices,
Bouleversement de la terre,
Elle m’angoisse et m’ébranle,
Antipodes de celle qui émeu mon âme.
14:05 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Venus, poème
mardi, octobre 09, 2007
La porte (नई दिल्ली) de l’ange
J’ai rencontré l’ange, il y a très longtemps, un improbable soir d’été, suite à des événements tous plus improbables les un que les autres, cerveau en berne, besoin de rentrer, transports en panne, ami qui décide de continuer la soirée, soirée qui se prolonge, s’éternise, impatience qui me gagne, et puis elle, belle, grande, limpide, yeux azur (je m’entêterais pendant
des années à lui dire qu’elle a les yeux verts), et une féminité et une bonté sans limites, une résilience et une ténacité que plus jamais je ne revus, parfaite compatibilité de nos peaux, soir improbable qui initia et forgea une relation probable qui dura, qui nous augmenta chacun, avant de s’envoler, désertant nos êtres , ..
Aujourd’hui, l’ange s’oublie, tout comme je m’oublie, en voyageant à l’autre bout du monde, son court message de répondeur susurre à ceux dont la sensibilité permet de lire les maux entre les mots :
« Qui êtes vous, pourquoi m’appelez vous, que me voulez vous ?»,
«J’ai peur de l’avenir »,
« Ils me manquent tous les deux »,
J’ai décidé de la rejoindre en Novembre, en Inde, d’aller avec elle à la nouvelle porte, de lui apporter un peu de ce qu’elle mérite, quel beau périple que de suivre le cours de la Yamunâ vers le Gange avec celle qui coula dans votre vie …
15:15 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'ange
L’intriqué
L’intriqué, est un ami, né le même jour que moi, l’intriqué et moi vivons dans nos vies, les mêmes histoires et événements en écho, …
L’intriqué, sans surprise au regard de l’objet de ce blog , est fou amoureux, il a croisé l’âme sœur, celle avec laquelle, il entrevoie un périple long et sans fin …
Sans surprise, la vie le régale des écueils qu’elle m’offre, encore moins étonnant nos deux âmes sœurs, amazones, discourent de concepts identiques, liberté et temps, alternent le chaud et le froid, apparaissent puis disparaissent, disent parfois exactement les mêmes phrases, nous font perdre la notion du temps, nous font perdre la notion des autres …
Le décalage nous est utile, il est vision anticipée, il est source de sourire, source de délire, il est aussi parfois tristesse, face à l’implacable intrication, comme si victoire ou défaite de l’un était précognition et préscience pour l’autre.
13:25 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Synchronicité
lundi, octobre 08, 2007
Synchronicité .. Causerie au delà de l'espace

Flash Back,
Un dimanche matin avant l’aube,
Ma montre indique 04h15,
Fin de soirée,
Un canapé nous accueille,
La moitié d’une moitié maladroitement questionne,
Est-elle la fille qu’il me faut,
Grand silence volubile,
Il est 04h17,
Mon téléphone s’illumine,
Message de la fille de l’eau,
Au-delà de la mer,
A des milliers de kilomètres de là,
Mots choisis et mots couchés,
Intangible verdict à la requête,
Et la fille de l'eau,
De tirer la langue,
Et moi de lui sourire,
Et d’attendre son éclat de rire.
19:25 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Synchronicité, fille de l'eau, poème
dimanche, octobre 07, 2007
Eclipse vénusienne
Samedi soir, party tuniso-parisienne,
Amis de la diaspora, cultivés, plaisants, perspicaces, drôles,
Premier émoi suscité par la beauté subtile d’une Lune nouvelle,
Un bref instant des nuages la ravirent,
Elle s’éclipsa avec une promesse,
Emois sans promesses avec Vénus,
Chaude lumière et halo doré,
Corps en titane et enveloppante énergie,
Nous gravitâmes quantité de révolutions solaires,
M’attira à maintes reprises dans son atmosphère,
Y vis montagnes, crevasses et volcans,
Les images de la fille de l'eau affleurèrent,
Nombreuses, claires et figées,
Son égoïsme et son impiété,
Mes errances pour m’oublier,
Altèrent inexorablement notre odyssée.
17:05 Publié dans Les autres ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Venus, Lune, poème
vendredi, octobre 05, 2007
Moitié d'une moitié
Vendredi soir,
La moitié de la moitié est partie,
Ne supportant plus de vivre aux cotés de l'omniprésente fille de l'eau,
Blessée de comprendre que ma trajectoire était fixée,
A ressasé, demi-sang tunisien ne saurait mentir, les mots respects et valeurs,
Est partie, sublimement belle,
Lumière lunaire, reflet de la lumière de mon soleil,
Emportant dans sa chevelure une poussière de ma douleur,
Et la fille de l'eau,
De faire une moue,
De sourire,
De se retenir pour ne pas éclater de rire,
....
Bien plus tard, échangé avec une amie d'infortune,
Même mots qui me hérissent,
"Amour raisonné, amour raisonnable,"
Je le dis humblement,
Quand vous rencontrez le miroir de votre âme,
Aimez, aimez, aimez,
Au-delà de la raison,
Au-delà de la vie.
19:45 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fille de l'eau
jeudi, octobre 04, 2007
Περσονα(*) ou ces masques qui dérobent notre personne
Du masque de la fille de l’eau, je ne vis rien.. par un mystère de la vie, je passais outre ce masque, et découvris qui étais intérieurement la fille de l’eau, et instantanément je la reconnue, comme si je la connaissais depuis tout le temps, reconnu la lumière incomparable de son soleil intérieur, me mis à saigner à la vue de ses blessures, fut apaisé par sa grâce sans limite, revigoré par son infini, …
De mon masque, La fille de l’eau ne vit rien .. j’avais momentanément abandonné mon masque, et je l’accueilli à bras ouverts en moi, ne décrivant rien de ce qu’elle vit, elle confia seulement sa stupeur …
« Ame sœur, personne ne surprend tant ta grâce, que moi seul »

(*) La persona était le nom donné au masque que les acteurs du théâtre antique portaient sur leur visage lors des représentations, et faisait résonner leur voix : per-sonare … Il donnait au public la possibilité de reconnaître le rôle de l’acteur. Dans la psychologie Jungienne, La persona représente notre masque social, le visage que nous montrons aux autres, même si souvent, nous ne nous ont rendons pas compte : " la persona est ce que quelqu'un n'est pas en réalité, mais ce que lui-même et les autres pensent qu'il est " C.Jung .
18:50 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fille de l'eau, jung
mercredi, octobre 03, 2007
« Quand on rencontre la fille de l’eau … on se noie »
J'ai traversé des semaines fortes peut être les plus terribles de ma vie. Aussi loin que le souvenir des années passées me porte, je ne trouve aucun écho aux douloureux sentiments présents, somme de dilemme intérieur, de souffrance, de remise en question, d’incomplétude, de gâchis, d’impossibilité à vivre, comme si ces mois de Septembre et Octobre étaient le cadre d’une noyade inexorable de ma personne, de ma vie passée, de mes certitudes …Le jour où j’ai rencontré mon âme sœur, je me suis fondu dans une dimension autre, dire ma certitude serait réduire l’indescriptible et infini bonheur procuré par cette rencontre.
Synchronisés, j’ai touché des dimensions inconnues, touché par et ressentant tout, un silence, un regard, un mot, une idée, et étant compris en retour, sentiment vertigineux d’être unis par un lien vieux comme le monde.
Mon âme sœur, est toutes les dimensions, elle est femme, belle, intelligente, courageuse, drôle, énergique, angoissée, douce, sadique, ambivalente, nerveuse, … elle est moi avec une décennie de moins, je suis elle.
Je suis et elle est, notre difficulté à construire le nous m’effare et m’effraie, mon ombre le bon et miséricordieux destin, m’a pour cette fois délaissé, il mit sur le chemin de l’astre naissant ses météores préférées : la distance, les egos, les objectifs de vie, la peur, …
Je me suis noyé …
Mon corps suffoquait quand la fille de l’eau m’asséna « c’est mon objectif personnel »,
L’eau s’engouffrait dans mes poumons quand la fille de l’eau me suggéra « dans 1, 2 ou 3 ans »,
Mes yeux devinrent vitreux, couleur de vase, quand la fille de l’eau m’affabula un « Je ne t’aime pas »,
Je flottais la mort dans l’âme et l’âme vers la mort,
Inexorablement entrainé vers le fond,
Trois fois je fus repêché,
Retenu par une liseuse d’étoiles, par un verseur d’eau et par une belle esclave,
Depuis je redescends régulièrement vers le fond vide, froid, silencieux,
Je flotte entre deux eaux,
Le ciel et moi on se regarde dans les yeux,
Je vis mais je ne vois rien ..
19:40 Publié dans Fille de l'eau .. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fille de l'eau, poème


